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Libération de MONTPELLIER 22 août 1944

MONTPELLIER, comme chaque année, veut se souvenir du départ des allemands de la région du Languedoc. La libération de la ville symbolise tous les combats nécessaires dans les départements limitrophes pour contraindre les allemands à quitter la région. Heureusement, il n'y a pas eu de combat à MONTPELLIER. Le gros des forces allemandes ayant choisi le contournement par le nord, à partir de MONTFERRIER, pour rejoindre la vallée du Rhône par le Gard et l'Ardèche. Enfin n'oublions pas que le débarquement, des troupes francaises libres et alliées en Provence, aura été l'action décisive qui a contraint les allemands à se replier.

Le 30 août une cérémonie du souvenir a regroupé les autorités civiles et militaires, quelques fidèles et porte drapeaux d'associations à la sinistre villa des Rosiers siège de la gestapo. Discours habituels, remise de gerbes, Marseillaise, chant du Marais. Non, plus jamais çà !.....pieuses paroles qui hélas montrent la vanité des paroles sur une cruauté toujours active.

A côté de moi, Marcel DUVIOLS se souvient. Mon père et mon frère ont été arrêtés et interrogés à la villa des Rosiers, dit'il.. En raison de son jeune âge, son frère Pierre a été libéré. Son père est déporté et décède à BUCKENVALD. Lui-même est caché en aveyron jusqu'à la libération et son frère participe à la libération de l'Alsace. Cela a été la dure rançon à payer au retour de la liberté. Car, ce n'est pas avec des bonnes paroles que l'on a chassé l'occupant..

Depuis, il milite pour la mémoire aprés avoir été, avec avec M. POITEVIN fils d'un résistant Languedocien célèbre, un artisan du musée de la résistance à CASTELNAU-LE-LEZ.

Puis, c'est le receuillement à l'ex caserne de Lauwe où sévissait la milice. Des géoles attestent encore les supplices, l'éxécution sommaire de résistants.

Le rassemblement devant le monuments aux morts consacré à la résistance montre que quelques acteurs, témoins, amis et descendants n'oublient pas. Françoise CAMBON DE LAVALETTE lit un message sobre et très émouvant écrit par son père déporté résistant. peu avant son décés. Pour une fois pas d'incantation..

Cette année l'association Mémoire Languedoc a mis en scène, grace à l'action de bénévoles, une ambiance guerrière. Des chars et véhicules américains de l'armée d'afrique, arrivés à MONTPELLIER début septembre 1944, côtoient les véhicules civils équpés par les maquisards. Tout ceci animé par des bénévoles qui mettent toute leur passion à susciter l'intérêt des plus jeunes sur une période toujours trés contreversée. Les maquisards côtoient les goumiers dans un amalgame avant l'heure. Les puristes reprocheront à cette dynamique des grandes libertés avec l'histoire. Mais comme dit Laurent BERTON, le président de Memoire Languedoc, qui est aussi notre porte drapeau, les jeunes sont attirés par le mouvement; Il vaut mieux quelques erreurs réparables que l'oubli irréparable...

René Brugié


 

- COMMEMORATION A RECHESY

ICI LA BRIGADE LEGERE DU LANGUEDOC A ETE ENGAGEE LE 24.11.1944 POUR OUVRIR LA ROUTE VERS L'ALSACE.

31 mai 2015, Réchésy - En mémoire des libérateurs.

" Ce dimanche avait lieu un office religieux en mémoire des combattants du groupe de commandos de la brigade légère du Languedoc, crée à la libération de Montpellier le 3 septembre 1944 par des maquis de l'Aveyron, du Gard, de la Lozère et de l'Hérault. Forte de 1023 hommes dont 73 officiers, cette brigade fut mise à la disposition de la 9ème D.I.C. du général de Lattre de Tassigny dans le Doubs pour participer le 24 novembre 1944, en renfort du 6ème R.I.C, aux combats de la libération de Réchésy et environs ainsi qu'à la pénétration en Alsace voisine.

Deux descendants, René Brugié, président de l'Amicale de la brigade du Languedoc, enfant du lieutenant-colonel Eugène Brugié, commandant cette unité de troupes libératrices où son frère était caporal-chef, et jacques Brissart, vice-président, dont le père sous-lieutenant fut tué en 1940, oeuvrent pour conserver le souvenir de ces évènements.

A cette fin, une plaque en l'honneur de ces combattants, associée à celle en mémoire du 6ème R.I.C. déjà apposée sur la mairie de Réchésy a été dévoilée par le président montpelliérain en présence du lieutenant-colonel Pierre Petey réprésentant le délégué militaire départemental, d'anciens combattants locaux, de membres du Souvenir français entourant leur drapeau respectif et d'élus.

Dans son allocution, le maire Didier Mathieu a déclaré que la commune de Réchésy était fière d'être associée aux honneurs rendus à la mémoire de ces hommes, dont la plaque rappelle le courage et la ténacité aux générations montantes.

A noter la présence d'André Metzger: il est né le 24 novembre 1944 et de ce fait est devenu le filleul de la brigade du languedoc."

Article paru dans l'Est républicain.

On pourra se reporter au récit de la bataille de RECHESY tel qu'il a été rédigé au Journal de marche et d'Opérations du groupe de commandos. On y trouvera également le témoignage de combattants et celui du Chef d'escadron BOURGOUIN qui appuya l'attaque par un groupe de 155 L. Cliquer sur combats de la B.L.L.


 

LES OUBLIES DU 80ème R.I. EN BELGIQUE

M. Claude Michel, Lt Colonel délégué général du Souvenir français, m. Sevely Pierre Maire de Loupia M. le Lt.Colonel SHB Onréat commandant la province de Flandre orientale, Mme Marie- Christine Butel Consul général de France, M. Lewvllie Marc, Maire de Heuwelland Belgique

 14 décembre Belgique 2014.

Grâce à l’initiative de 3 citoyens belges des Flandres, des combattants du 80°R.I. tombés dans les assauts furieux de la première bataille d’Ypres, ont ressurgi de l’oubli. M. Daniel Van Poucke, l’un des organisateurs, rappelle: "les britanniques organisent des commémorations, mais les soldats français sont oubliés".

C’est au terme d’une véritable enquête que la route de deux soldats du 80°R.I. a été reconstruite, de la commune de Loupia prés de Limoux dont ils sont originaires jusqu'à la commune de Kemmel où ils sont tombés dans la boue et le froid de l’hiver 1914.
Il s’agit des soldats Edmond Bourgés et Justin Norton.

Le 14 décembre, cette heureuse initiative a rassemblé 25 citoyens de Loupia. Etait présente,  l’arrière petite fille de Justin Norton. Ils ont assisté à l’inauguration de deux stèles souvenirs sur les lieux où ont disparu les deux combattants dont le nom est gravé sur le monument aux morts de Loupia.
Une cérémonie commémorative au monument de la 32ème division, leur division d’appartenance, a réuni ensuite des personnalités militaires françaises et belges.

Porteur des traditions du 80ème R.I. nous ne pouvons que saluer cette commémoration a laquelle nous n'avons pu être présents. Nous remercions également M. Daniel Van Poucke pour les documents qu’il nous a adressés  et qui permettent de mieux situer le douloureux parcours du régiment qui, pour le seul combat d’Oosthoek, perdit dans la journée du 3 décembre 1914
- 11 tués
- 33 blessés
- 439 diparus

 

Récit de Mme. Roselyne Bonnet, adjointe au maire de LOUPIA.

Le 12 décembre 2014 est enfin arrivé. Voici le moment venu pour 21 Loupianais de s’envoler vers la Belgique afin d’honorer les deux soldats Loupianais tombés dans l’hiver, au combat. C’était l’hiver dont presque personne ne parle, l’hiver 1914, dans la région d’Ypres en Belgique. Les Belges se souviennent de la dureté de ces combats et de la contribution de l’armée française au début de la Grande Guerre.

Paul Bruynooghe, Guido Galloo et Danïel Van Poucke, « les 3 Pépères », ont mis tout en œuvre pour célébrer, 100 ans après, le début de la Guerre 1914-1918 et retrouver les lieux où le Soldat Alphonse Bourgès et le Soldat Justin Norton, du 80ème RI, sont tombés.

Le 12 décembre 2014, la visite du Mémorial Museum Passchendaele, commentée par les « Trois Pépères » nous a permis de comprendre la contribution de l’armée française au cours de l’Hiver Oublié.

Le 13 décembre 2014, premier jour de commémoration, au monument français de Broodseinde, avec la participation de la fanfare locale Sainte Cécilia. De nombreuses autorités françaises et belges avaient fait le déplacement. Trois croix blanches indiquent les nombreux soldats français tués et jamais retrouvés. A 11h00, nous nous rendons au cimetière militaire français St Charles de Potyse. Un dépôt de couronnes et les discours prononcés par les autorités ont lieu sur les deux sites. L’Ambassadeur français, Bernard Valero, nous a honoré de par sa présence.

Nous avons été invités, en soirée, au concert « les petites paix », en l’église de Beselare. Sous la direction de Wouter Vandenabeele, plusieurs artistes nous ont livrés des chansons et des intermèdes musicaux de guerre et de paix.

Le 14 décembre 2014, journée de commémoration française et loupianaise, fut intense et remplie d’émotions. Madame le Consul de France, Marie-Christine Butel, pris part à cette journée, ainsi que le Maire de Heuvelland, Marc Lewyllie et bien d’autres personnalités. Les « Trois Pépères » nous ont emmenés sur la terre foulée par les armées française et Belge.

Cent ans après, jour pour jour, nous découvrons la première croix érigée en mémoire du Soldat Alphonse Bourgès, sur le lieu retrouvé où il laissa sa vie pour la France. Sa petite-fille, Edith Jaquiot, très émue, dépose une gerbe de fleurs en présence de Mme Le Consul de France. Les loupianais entonnent un chant en hommage à notre soldat. C'était impressionnant ce silence profond avec tous ces souvenirs. Le même brouillard sur les champs, déchiré par un timide soleil, le froid qui pince les doigts, doucement, le vent qui nous frigorifie.

Quelques kilomètres plus loin, une deuxième croix se dresse sur cette terre gelée, en souvenir du Soldat Justin Norton, mort lors d’une attaque de nuit, le 2 novembre 1914. Pour lui aussi, une gerbe de fleurs, est déposée par Mme Le Consul et Mme. Roselyne Bonnet, adjointe de la commune de Loupia. Et ce silence encore... Et à nouveau le même hommage chanté, rendu par les loupianais, retentit dans la plaine.

Nous poursuivons notre matinée en nous rendant au monument restauré, érigé la mémoire de la 32ème division et du 80ème R.I., à Zonnebeke. Les autorités déposent des gerbes au pied du monument sur lequel la grappe de raisin rappelle la région viticole d’où étaient originaires les soldats français. Une stèle constituée par un bloc de pierre apportée depuis les Pyrénées, a été dévoilée par Mme. Le Consul et M. Pierre Sévely, Maire de Loupia. Et ce silence encore… Un dernier message pour tous ces soldats qui ont donné leurs vies pour leur patrie, a été adressé par deux clairons de la Last Post Association.

A 20h00, nous sommes en place pour assister à la Last Post à la Porte de Mennin à Ypres. M. André Lassalle, porte drapeau et maire Honoraire, M. Pierre Sévely, Maire, Mme. Roselyne Bonnet, Adjointe, tous trois de la commune de Loupia et Mme. Edith Jaquiot, petite-fille du soldat Bourgès déposent une gerbe de fleurs, en mémoire de nos soldats loupianais mais aussi en pensant à tous ces soldats tombés sur les champs de guerre. Et en présence des descendants des «poilus» loupianais, revenus à la vie cent après au terme d'une autre guerre, celle de l'oubli.


En présence d'une délégation de vétérans,Saint-Louis se souvient de la libération le 20 novembre 1944

20 novembre 2014 - Commémoration libération de ST.LOUIS

Le 20 novembre 2014, une délégation de l'Association 80ème R.I.- Brigade du Languedoc représentait les vétérans à la cérémonie commémorative de la libération de SAINT-LOUIS (Alsace). C'est le 20 novembre 1944, qu'aprés l'ouverture de la route de RECHEZY vers l'Alsace, la Brigade du Languedoc participa à la libération de HESINGUE, ST LOUIS, VILLAGE-NEUF, HUNINGUE, dernier bond avant le franchissement du Rhin.

Cérémonie émouvante devant la stèle dédiée aux libérateurs où le soir venu la lueur des rampes lumineuses judicieusement disposées ajouta à la pénombre un moment émouvant de receuillement aux sacrifices de nos anciens.

Devant le Maire et les corps constitués, un message de M. CAPPE , vétéran n'ayant pu faire le déplacement sera lu

"Novembre est pour moi, un mois de tristesse et de fièrté.Tristesse, car mes deux frères ont été blessés dont un très grièvement et handicapé a vie au combat de HUNINGUE. Et fierté d'avoir participé à la libération de la région d'Alsace si belle et si accueillante.

En ce jour de la commémoration de la libération de ST. LOUIS par la brigade Légère du Languedoc, je tiens à préciser que la moyenne d'âge de ces garçons était de 20 ans environ.

Venus des maquis du Gard , de L'Hérault, de l'Aude, de la Lozère, du Tarn et de l'Aveyron, ces résistants, pendant les heures sombres de l'occupation, s'étaient battus contre les allemands et avaient pris une part importante dans la libération de leur département respectif.

Ils faisaient partie de la colonne R.3 commandée par Gilbert de CHAMBRUN ( alias Colonel CARREL ). Beaucoup, parmi eux, décidèrent à la libération de continuer la lutte jusqu'à la victoire finale.

Ils seront donc les soldats de la Brigade Légère du Languedoc créée le 2 septembre 1944 par Gilbert DE CHAMBRUN. Cette unité, intégrée à la première armée française du général de LATTRE DE TASSIGNY, participa à la libération du territoire national et à la pénétration en Allemagne sous les ordres du Colonel THOMAS et du Colonel BARBIER .

Elle participa, entre autre, au combat de RECHEZY et à la libération des villes de SAINT-LOUIS, HUNINGUE, VILLAGE-NEUF et HIRSINGUE dans la région dite des trois frontières dans le Haut-Rhin.

A nos camarades de combats morts pour la libération de notre pays, au nom des derniers survivants de notre unité, je veux rendre hommage à tous ces jeunes combattants volontaires disparus dans la fleur de l'âge.

Pour symboliser cet hommage, j'en choisirai un qui était le plus jeune d'entre nous : il a été tué lors de la libération de VILLAGE-NEUF, il s'appelait SOLLERS, il avait 16 ans, c'était déjà un homme .

QUE L'HISTOIRE NE LES OUBLIE PAS 


LE 80ème R.I A L'HONNEUR A NARBONNE

 

6 septembre 2014 - Le 80ème R.I à l'honneur

Samedi 6 septembre, une cérémonie, dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre a eu lieu à Narbonne. Une plaque commémorative dédiée au 80ème R.I., alors en garnison à NARBONNE, a été apposée à l'entrée de la gare ferroviaire.
Le 80ème R.I et le soldat Henri VIDAL, premier soldat tué de l'Unité cité à l'ordre de l'Armée au début du conflit, ont été mis à l'honneur lors de la prise d'armes suivie d'un dépôt de gerbes devant le monument aux morts.
Un détachement du 3ème RPIMa constitué du drapeau et d'une compagnie ont rendu les honneurs dans un ordre impeccable.


 

RAVIVAGE DE LA FLAMME

 


 15 mai 2014: Ravivage de la flamme à l'Arc-de-Triomphe

Comme chaque année,  l'Amicale, représentée par une douzaine de descendants de combattants du 80°RI et de la Brigade légère du languedoc, a ravivé, selon la tradition et le rituel immuable, la flammme du soldat inconnu. Le drapeau était porté par Alexandra PEREZ, l'arrière petite fille du Capitaine DEU qui fut porte drapeau du régiment. Celui de la flamme porté par jean-Pierre MARC, petit fils du Capitaine MALBY. Instant particulièrement émouvant en raison du 100° anniversaire de la première guerre mondiale et de la disparition récente de Pierre JAUDON notre président. En son absence, Jacques BRISSART et René BRUGIE ont déposé une gerbe sur la dalle sacrée


Communiqué sur le décès de notre Président.

Pierre JAUDON, l’un des derniers libérateurs de RODEZ MONTPELLIER nous a quitté à l’âge de 93 ans. Il présidait l’Association des combattants de la Brigade Légère du Languedoc /80 R.I constituée d’anciens résistants de l’Aveyron, du Gard, de la Lozère et de l’Hérault qui avaient été volontaires pour la poursuite des combats dans les rangs de la 1ère Armée du Général De Lattre. 

Pierre JAUDON, élève à l’Ecole Spéciale Militaire de ST Cyr avait refusé de remettre son arme aux allemands lors de l’occupation de l’école le 11 novembre 1942 et avait choisi la clandestinité. Après une tentative pour rejoindre le Général de GAULLE à LONDRES, il s’était caché en Aveyron dans la région de SALMIECH où il recruta et forma des combattants.

Avec le maquis de DURENQUE, il participa brillamment au combat contre les colonnes allemandes de RODEZ à MONTPELLIER.

Chef de section intrépide, pendant la campagne d’Alsace, il donna encore la preuve de son courage notamment à la libération de VILLAGE-NEUF, SAINT-LOUIS, HUNINGUE.

Instructeur à ST CYR en 1947, puis volontaire pour servir dans les Troupes Aéroportées, il dut interrompre sa carrière militaire qui s’annoncait brillante à la suite d’un grave accident de saut en parachute.

Rendu à la vie civile, et reconverti dans l’industrie, Pierre JAUDON écrivit «  j’avais changé certes de terrain de manœuvre, voire de champ de bataille, mais je cherchais toujours la même chose : servir au premier rang et réussir des choses difficiles, celles que les gens normaux croient impossibles.

Une cérémonie commémorative aura lieu à une date qui sera indiquée postérieurement.

Pierre JAUDON était Chevalier de la Légion d’Honneur, titulaire de la Médaille de la Résistance et de la Croix de guerre 39/45.


- 25 avril :

Nous apprenons avec tristesse le décès de notre Président Pierre JAUDON à son domicile à PARIS dans la nuit du 18 au 19 avril. Les obsèques ont eu lieu dans l'intimité familiale à CHATEAUROUX.


 -15 mai à 17H30

Ravivage de la flamme à l'Arc de Triomphe. Les membres de l'Association, les amis du 80°R.I - et de la Brigade du Languedoc sont invités à participer à cet évènement annuel et exceptionnel en raison du Centenaire de la première guerre mondiale.  


La conférence du 24 février annoncée ci-dessous est annulée par suite de l'hospitalisation du conférencier à PARIS.

-Jeudi 24 avril 2014

Sous les auspices du Conseil Général du département de l'Hérault et avec le partenariat de l'ONACVG (Office national des anciens combattants) et du CRHRD (Centre Régional d'Histoire de la Résistance et de la Déportation).

Soixante dix ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les témoins sont de moins en moins nombreux. Pierre Jaudon, 93 ans, a vécu cette époque douloureuse. Lieutenant en 1940, il est considéré comme déserteur par l'institution militaire dés la débacle et rejoint le maquis dans l'Aveyron. Quatre ans lus tard, Pierre Jaudon participe à la libération de Montpellier.

Aujourd'hui encore, il est trés actif puisqu'il préside l'Amicale des anciens de la Brigade du Languedoc et du 80ème régiment d'infanterie. Plusieurs décennies après cet épisode tumultueux de notre histoire, Pierre Jaudon fait paraître un livre qui retrace sa jeunesse et son combat dans la clandestinité Grandir entre deux guerres, (édition lettres du monde, 2013). Dans le cadre de cette conférence, il apportera notamment un précieux témoignage sur ses engagements et sur les circonstances de la libération de Montpellier.

date: Jeudi 24 avril 2014 à 14H00

Lieu: Amphitéâtre de Pierresvives

Avenue du Professeur Blayac Montpellier

accés en voiture et parking rue Marius Petitpa

gratuit: Plus d'info, Pierres Vives hérault fr

Tél. 04.67.67.37.00

contact presse/ Bénédicte Pailleux 04.67.67.30.22


- Samedi 21 septembre:

Inauguration de l'exposition le " Maquis du Guesclin" à l'Espace Culturel à RIGNAC à 10H00. Ce maquis sera intégré à la Brigade du Languedoc   en septembre 1944 pour former une Compagnie commandée par le Capitaine Sylvain DIET. Il participera à la liberation de la Hte Alsace et franchira le Rhin en avril 45 pour les derniers combats qui conduiront à la capitulation de l'Allemagne. Il sera présent en occupation en AUTRICHE et sera dissout au Tyrol en avril 1946. 

-69 ans après l'embuscade de BONNECOMBE, Pierre JAUDON, alors Lieutenant au maquis O.R.A de l'Aveyron se recueille au souvenir de ses compagnons disparus.

MEMOIRE EN AVEYRON

- 2 jours de Mémoire en Aveyron les 28 et 29 juin 2013:

Le 28 juin 2013 à 8h30 avait lieu à ARVIEU (Aveyron), petite localité au sud de Rodez et aux environs de CASSAGNES-BEGONHES et de VILLEFRANCHE-DE-PANAT, une causerie sur la résistance locale en 1944  à l’initiative de Charles FIRTION, ingénieur à la retraite et membre  du Conseil municipal.

Agé de 66 ans, il avoue avoir découvert dans le  livre de Pierre JAUDON " Grandir entre deux guerres" les activités de résistance de son père. Il ignorait son rôle à ARVIEU et sa présence au combat qui eut lieu à quelques kilomètres de là à BONNECOMBE. Son père disparu alors qu’il était encore jeune, n’abordait que rarement le sujet.

J’ai pressenti que la rencontre de Pierre JAUDON et de Charles serait l’un des rares moments où l’on pourrait confronter des informations sur les maquis de LA SELVE et de DURENQUE qui rallièrent le bataillon ORA de l’Aveyron et plus tard le 1er bataillon de la BLL et du 80°R.I jusqu’à BERLIN. Car Robert FIRTION avec son sens du détail et de l’organisation a laissé à ses enfants des archives en ordre, véritable trésor où pourront s’abreuver les curieux du détail de l’histoire.

La remise des prix aux lauréats du concours annuel de la résistance à la préfecture de RODEZ a été l’occasion de cette rencontre*. Au cours du repas de midi, le projet ébauché depuis quelques mois avec le Président de l’amicale se concrétise: faire connaître un aspect de la résistance aveyronnaise vécue par l’un de ses enfants, acteur de premier rang, à travers son ouvrage  « Grandir entre deux guerres ». Car ici n’est pas le témoignage de "l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours". C’est le témoignage direct de l’un des protagonistes sur le terrain des armes là où cesse le bavardage et où commence le courage.

L’après-midi, visite à la Maison du Livre à RODEZ. Rendez-vous est pris pour le 28 juin. Pierre JAUDON y dédicacera son ouvrage. Ému  par les révélations inédites de l'auteur concernant la résistance dans ce coin de l'Aveyron, impressionné par la qualité de ce livre et surtout par la personnalité de son auteur, Charles FIRTION souhaite que Pierre JAUDON fasse, la veille, une causerie à ARVIEU pour partager son émotion avec les habitants de ce bout de terroir que l’on nomme le Ségala et dont nous sommes tous les trois originaires. 
 
Ainsi malgré son âge, Pierre JAUDON a fait une deuxième fois le trajet de PARIS à RODEZ où nous l’attendions à l’aéroport. Conduit, hébergé  par Charles, ces 2 jours seront un retour aussi sur les traces de son enfance et des souvenirs de la résistance.

Dans l’histoire de la famille FIRTION, d’origine alsacienne, tout a recommencé en 1940. Robert FIRTION, père de Charles, fuit NANCY et sa Lorraine natale pour ne pas rester en zone occupée. Il se retrouve à ARVIEU, où il recherche puis exploite des gisements de substitution tels que l'amiante, et le graphite, pour le compte de la Société Méridionale d’Exploitation Minière. 

Cette activité étant classée prioritaire pour l'économie par les administrations allemande et française, son personnel ne peut être requis pour le S.T.O.* De ce fait, elle devient une pépinière de réfractaires. Robert FIRTION, avec l’appui de sa direction, bénéficie de facilités de déplacement, et met à disposition du "maquis" d'Arvieu qu'il a constitué, les véhicules, l'essence et les explosifs de l'entreprise. Pour lutter contre l’occupant, la "trentaine" d'Arvieu*, composée d'agriculteurs, d'artisans et de personnes d'horizons très divers, est armée, parfois en confisquant des armes détenues par des particuliers. Elle reçoit une instruction et équipement. On essaie d'organiser sa vie avec une rigueur militaire.

Si bien que lorsque l’ORA* se constitue dans la région et devient active en juin 1944 sous les ordres du Commandant PUGET, c’est tout naturellement  que la trentaine du Lieutenant  Robert FIRTION s’intègre dans ses rangs pour former la section d’ARVIEU, voisine de la section de SALMIECH dirigée par Pierre JAUDON.

Dans l'histoire de ces deux îlots de résistances, il ne faut pas oublier une autre figure locale, qui a joué un rôle déterminant: le docteur René DESTOURS, médecin de SALMIECH qui formait avec P.Jaudon et R.Firtion une équipe fraternelle et complice.
Leur participation à l’embuscade de BONNECOMBE le 6 août 1944 face à une colonne allemande de 300 hommes et une trentaine de véhicules fortement armés est le premier acte de guerre. Les Lieutenants Pierre JAUDON, CROCCICHIA, FIRTION seront les meneurs d’hommes qui conduiront leur section dans cette partie étroite des gorges du Viaur au contact de la colonne ennemie.

Jets de grenade, rafales de pistolet-mitrailleur, protection du repli par des mitrailleuses astucieusement disposées. 5 véhicules sont détruits et une vingtaine d’allemands mis hors de combat définitif.

Quelques jours après, le 17 août, lors de l’évacuation de RODEZ par les Allemands, en direction de la vallée du Rhône, l’un des itinéraires de repli  par CASSAGNES, REQUISTA MILLAU sera abandonné au profit de celui de FLAVIN, PONT de SALARS, BOIS DU FOUR.

Pierre JAUDON explique comment, enfant du pays ayant grandi à ESPINASSOUS dans un milieu de notables et propriétaire terrien où l’on cultive les valeurs patriotiques, est née sa vocation militaire. Alors qu’il était candidat à ST CYR en classe préparatoire, il raconte l’humiliation ressentie à l’annonce de l’armistice et sa révolte devant le défaitisme  de certains intellectuels.

L’appel de De GAULLE du 18 juin est entendu par sa grand-mère. L’espoir est né. Il tente, dés le lendemain et sans succès, de rejoindre l’Angleterre à partir de BORDEAUX. Qu’importe, pour reprendre le combat, il apprendra le métier des armes à l’école militaire de St CYR repliée à AIX  EN PROVENCE. Mais, pour ne pas remettre son arme aux allemands qui occupent l’école en novembre 1942, il déserte. C’est à ESPINASSOUS qu’il se réfugie sans papier, devenant un clandestin qui recrutera et formera des maquisards.

Pierre JAUDON transmet la mémoire d’une époque à travers son aventure personnelle qui rejoint celle de milliers de français qui ont refusé d’être asservis au régime nazi et à la collaboration honteuse.  Peu importe la diversité des motivations profondes, parfois rivales. Elles se rejoignent toutes dans une même volonté : chasser l’ennemi.  Mais pour cela il faut prendre le risque de se voir traqué, arrêté, déporté.  Récit enthousiaste d’un  patriote qui  proclame à l‘adresse des jeunes une promesse : rien n’est jamais perdu !..

Pierre JAUDON dit sa fierté d’avoir participé à libération de l’Alsace au sein de la 1ère armée, au passage du Rhin,  à la reddition allemande et à l’intégration de son pays à l’ONU comme membre du Conseil de sécurité.

Les deux jambes brisées par un saut d'entraînement en parachute, P JAUDON doit renoncer à se battre en Indochine, là où était la France. Car avec l’âge, il ne cède pas aux effets de mode. Il reste un soldat jusqu’au bout, sans polémique,  sans ostentation.

* La remise des prix aux lauréates par Mme la Préfète et P. JAUDON n'a pu se faire par suite du retard important de son avion.  

René Brugié et Charles Firtion.

 


- 12 juillet 2013: Nous venons d'apprendre le décés à CHARTRES du Lt.Colonel (Er) Georges DOIZY, trésorier de notre Association et délégué de notre groupement à la FNAM. La cérémonie religieuse aura lieu le 16 juillet à l'Eglise de MAINTENON à 10H30, l'inhumation  à ST MACAIRE EN BAUGE dans le caveau familial.


16 juin 2013: Insertion du récit du combat de la PEZADE le 22 août 1944 raconté par l'un  des acteurs du maquis Paul CLAIE LES MAQUIS BLL (cliquer)


-16 juin 2013: Insertion du récit donné par l'un des pilotes du mitraillage aérien à LA PEZADE par 2 avions américains


- 13 juin 2013: La conférence, sous forme de "causerie/débat" de Pierre JAUDON annoncée à ARVIEU le vendredi 28 juin aura lieu à 20H30 à l'ancienne salle de cinéma "Les Tilleuls" à côté de l'Eglise.


- 8 juin 2013:  Insertion d'une archive - Lettre du 3 décembre du Lt.Colonel E. BRUGIE 1944 pour prévenir la famille du jeune SOLER du décés de leur fils Emanuel tombé à VILLAGE-NEUF (âgé de 16 ans le plus jeune du Bataillon).VILLAGE-NEUF (cliquer)


- 8 juin 2013: Insertion de témoignages de remerciements de Chefs militaires alliés MAINTENIR LA MEMOIRE (cliquer)


- 6 juin 2013:  Le 6 août 1944, la vallé du Viaur était le théatre de 2 embuscades, l'une à MOULIN-DE-CLARY, l'autre à la hauteur de BONNECOMBE. Le bourg de CASSAGNES fut-il menacé d'incendie comme le fut ORADOUR-SUR-GLANE ?

Grace à des récents témoignages d'acteurs, des archives inédites, je vous livre le récit de MOULIN-DE-CLARY. Celui de BONNECOMBE vous sera narré par l'un des acteurs qui l'a commandé, le Lieutenant Pierre JAUDON. Il dédicacera son ouvrage " Grandir entre deux guerres" à la Maison du livre à RODEZ le 29 juin et tiendra une conférence la veille à ARVIEU. Il reste une inconnue, le sort du Capitaine CABOT tenue responsable de la mort de 7 combattants, dont l'honneur fut hâtivement bafoué et qui dut s'enfuir.

Lisez le récit à la rubrique LES MAQUIS BLL" (cliquer) le Maquis O.R.A de LA SELVE.

René Brugié.


 - Rando mémoire: M. SCHOUVER, directeur des ACVG de l'Aveyron communique que le 17 aôut une randonnée mémoire est organisée pour commémorer l'éxécution des 35 otages détenus à la prison de la caserne Burlou par les allemands au terrain de tir de STE RADEGONDE. (voir détails www.onac-vg.fr)

- 27 mai.2013 - Par suite du retard qui a affecté le trafic aérien, M. Pierre JAUDON, n'a pas remettre le 1er prix lycée aux deux lauréates avec Madame le Préfet, comme il avait été envisagé.

Toutefois, Pierre JAUDON, dédicacera dans la matinée du 29 juin à la Maison du Livre à RODEZ, Passage des Maçons, son ouvrage " Grandir entre deux Guerres" dont une partie est consacrée à la résistance dans le secteurs SALMIECH, DURENQUE, ARVIEU, CASSAGNES, MONTPELLIER  et à la libération de la Hte Alsace par des aveyronnais.

Pierre JAUDON, vétéran de la résistance, tiendra une conférence à ARVIEU le 28 juin sur la résistance dans ce secteur.( lieu, date et heures seront confirmés ultérieurement)

-22.05.2013 - Remise des Prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation à 10H00 dans les salons de la Préfectecture à RODEZ. M. Pierre JAUDON, Lieutenant au maquis ORA de DURENQUE, Président de "l'Amicale du 80°RI - Brigade Légère du Languedoc" sera présent à cette cérémonie et dédicacera son ouvrage " Grandir entre deux Guerres" au lauréat du Concours.

- 08.05.2013 - Cérémonie de commémoration de la victoire dans les chefs lieux des départements du Languedoc et l'Aveyron.

- 25.03.2013 - Mise à jour module 80ème R.I voir: - Le 80°R.I.A. au LIBAN ( texte et photos) - de NARBONNE à METZ (photos) - Campagne 39/40 (photos)


En-tête

- Le lieutenant SOUYRIS et les cadres de la Section de reconnaissance

- Décés:

Nous venons d'apprendre incidemment le décés du Colonel André SOUYRIS-ROLLAND bien connu des membres de notre Amicale. Nous lui devons l'inauguration de rues, élévation de stèles, monuments pour commémorer les combats de la B.L.L en Alsace dans le triangle SAINT-LOUIS, HUNINGUE, VILLAGE-NEUF. Il avait dirigé la Section de reconnaisance de la B.L.L avec le 1er régiment de spahis et fut ainsi l'un des premiers à faire son entrée en Alsace. ( insérée le 25/03/2013)

- Cadres du 80° R.I.A au cours d'une manoeuvre dans les pyrénées (entre 1932 et 35)

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 Photos communiquées récemment

- Lieutenant René REYNES du 80°R.I.A à l'exercice du côté de NARBONNE (entre 1932 et 35)

RAVIVAGE DE LA FLAMME

 


" Ravivage de la flamme à l'Arc-de-Triomphe "

La date du 2 avril 2013 à 18H00 a été retenue par le Comité de la flamme pour la cérémonie du ravivage de la flamme à l’Arc de triomphe par l’Amicale du 80.

Il s’agit d’une cérémonie très émouvante rendue en hommage aux sacrifices des anciens combattants à laquelle est associée notre Amicale depuis 1985. C’est un grand honneur pour elle de perpétrer ainsi chaque année, en ce lieux prestigieux, le souvenir des anciens du 80.
 
Tous ceux et toutes celles qui sont en mesure de se déplacer sont invités à se joindre au président Pierre JAUDON et au drapeau de l’Amicale pour participer à ce recueillement exceptionnel.


 

 

Cérémonie du ravivage par l'Amicale du 80°R.I. en 2011.

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A propos de l'écrivain Jean-Pierre CHABROL


Nous tenons de Madame DUMAS Marie-Lucy, historienne, l'appartenance de l'écrivain et scénariste Jean-Pierre CHABROL à la B.L.L et au 80°R.I. avec la grade d'Aspirant. Admirable conteur de la langue françaises,  J.P CHABROL avait appartenu a un maquis FTP dans les Cévennes avant son engagement volontaire pour la durée de la guerre

Sur le Bougès, les FTP des Bouzèdes établissent leur nouveau camp sur les parcelles 133 et 144 du plan cadastral de la commune de Saint Maurice de Ventalon, section E dite de la Tour.
Le camp se situe sur le versant nord du Bougès à 1300 m d'altitude, à deux cent cinquante mètres du Ronc de la Tioule, face à la Tour du Viala. On y arrive, à partir de la Tour par un sentier parmi les hêtres et les pins.

 Sur les emplacements choisis, sous les fayards, les maquisards dressent des tentes confectionnées avec des bâches et des couvertures récupérées.
Le camp du Bougès comprend sur la rive gauche du ruisseau : la cuisine, un dépôt de vivres et une baraque de branchages servant de réfectoire ; sur la rive droite, dans la parcelle 144, quatre tentes où s'installent les maquisards. Une cinquième tente occupée à tour de rôle pendant 24 heures par l'équipe de garde se dresse à cinq cents mètres de là, au col du Bougès (1308 mètres), près de la plaque de marbre commémorant l'inauguration de la route forestière par le député Pomaret.

En cette fin de printemps 1944, le temps est exécrable, les maquisards subissent des orages de pluie et de grêle. L'eau ruisselle et pénètre partout, rendant la situation presque intenable. Le ravitaillement, médiocre au début, s'améliore un peu mais le pain manque. Malgré tout, le moral des FTP n'est pas affecté. L'écrivain Jean-Pierre Chabrol écrit : "Je n'ai jamais oublié mes premières nuits sur le Bougès. On couchait sous la tente, sous de vieilles couvertures qui puaient le crottin; on se serrait et on crevait de froid, sans pouvoir se dire : je vais rentrer chez moi, c'est un temps à ne pas mettre un chien dehors", c'était pire, on était maquisard !".
Quelques jours après leur arrivée, un des groupes va s'installer près de Florac. Il reste sur le Bougès une quarantaine d'hommes répartis en quatre équipes de huit hommes chacune. A tour de rôle, elles montent la garde et effectuent un coup de main. Ainsi le 15 mai, l'équipe "1" est partie en mission ; le 16, c'est au tour de la "2" ; le 17, la "3" doit se charger de libérer cinq patriotes blessés, hospitalisés à Nîmes. Elle ne revient que trois jours plus tard... pour prendre la garde sous la neige, la nuit du 20 au 21 mai 1944 !.


Décés début février 2013

En ce début de février 2013, notre camarade et ami Gilbert MOURGUE nous a quitté à l’âge de 92 ans après une courte maladie.

Le Président Francis CAPPE, Jean-François CLAVEL, René BRUGIE et Marcel GAZAIX ont participé à ses obsèques dans le cimetière de Saint-Hippolyte du Fort. C’est devant son cercueil drapé de tricolore et en présence des drapeaux de l’Association des Anciens combattants de SAINT-HIPPOLYTE-DU-FORT et celui de la Section de Rhin et Danube dont il fut le porte drapeau que, tour à tour, Monsieur BOLLON Président des Anciens Combattants et Monsieur CHIRAT, ancien maire de SAINT-HIPPOLYTE-DU-FORT et historien des maquis cévenols, ont rappelé la carrière militaire et de militant de Gilbert.

Réfractaire au Service du Travail Obligatoire en Allemagne et recherché par police, il se cache dans les fermes de SAINT-ROMAN avant de rejoindre le maquis AIGOUAL-CEVENNES avec lequel il participa à la libération du Gard. Contrairement à beaucoup d’autres, il estima alors que son devoir de citoyen n’était pas terminé. Il rejoignit le Bataillon des Cévennes qui constitua avec d’autres maquis de l’Aveyron le 1erBataillon de la Brigade Légère du Languedoc (B.L.L) devenu en janvier 1945 le 80ème Régiment d’Infanterie. Avec cette unité qui avait intégré la Première Armée Française, il participa à la libération de l’Alsace dans la région des Trois Frontières avant de pénétrer en force en Allemagne et en Autriche.

Revenu à la vie civile, il adhéra très vite à l’Association locale des Anciens Combattants, à l’Association des Anciens de la 1ère Armée Rhin et Danube, mais aussi à l’Amicale des Anciens de la B.L.L dont il devint jusqu’à son dernier jour l’un des plus fidèles adhérents.

Dans son intervention, Monsieur CHIRAT a tenu a souligner les qualités humaines de ce modeste travailleur mais aussi de notre ami Gilbert. C’est par le Chant des Partisans et celui de la 2ème D.B. que se termina cette émouvante cérémonie.

A Gisèle, sa fidèle épouse qui l’a soutenu et aidé pendant de nombreuses années alors qu’il perdait progressivement la vue, nous venons dire notre tristesse, combien nous partageons sa peine et l’assurer de notre fidèle amitié.

Jean-François CLAVEL, EVDG à la B.L.L/80ème R.I


Décés -28.12.2012

Nous apprenons, juste avant de clore la rédaction, le décés de Madame Geneviève DAUDET, l’épouse de Georges DAUDET, bien connu des anciens de Rhin et Danube, ancien du maquis Les Corsaires- EVDG à la B.L.L/80.
Madame DAUDET est décédée à GANGES des suites d’une longue maladie. Un office religieux aura lieu au Temple de VALLERAUGUE le 3 janvier à 15H00.


Réunion de notre Assemblée générale - 15.09.2012

Voir module "Maintenir la Mémoire" - rubrique "L'Amicale"


Les révélations tardives d'un polytechnicien - 09.2012 -


La SABIX (Société des amis de la bibliothèque et de l’histoire de l’école polytechnique )  a mis en ligne les révélations tardives de l'un des siens, le Commandant FFI MAGNANT. Soixante sept ans après les évènements, elles mettent en cause le renom, la réputation du Colonel FFI THOMAS commandant la Brigade Légère du Languedoc dont notre Association porte la mémoire.

Quels sont les griefs du Commandant FFI MAGNANT ?

C’est la longue complainte d’un  homme écarté du commandement parce qu’il n’avait  pas les capacités de s’imposer dans une unité de l'Infanterie en dehors du cadre rigide et protecteur du règlement militaire. L'histoire ne lui aurait pas donné la place qu'il estime avoir mérité. Autour de lui, tout n’a été que mensonge et falsification. La faute aux communistes bien sur et  au Colonel FFI THOMAS, DAVID au barreau d'AIX EN PROVENCE en premier lieu. 

Aspirant de l'intendance en 39, propulsé au grade de Colonel par la grâce de Gilbert de CHAMBRUN,  le Commandant FFI MAGNANT lui taille la croupière d’un homme qui a du vivre au bas de l’humiliation. Les arguments n'ont pas la précision d'une règle à calculer, mais bah, dans le ressentiment, quand la passion s'en même, on n'est pas à une virgule prés. Et la virgule, le Commandant MAGNANT la déplace allègrement dans un récit qui prend un ton résolument diffamatoire. 

Deux des bataillons de la Brigade du Languedoc n'auraient été que des bandes de vauriens, braillards débraillés... tous des communistes...Seul le troisième, celui de mon père, aurait trouvé grâce à ses yeux!

Bref, d'une incompétence notoire, à défaut de concentrer ses feux sur l'ennemi, le Colonel THOMAS, les aurait concentré sur le Commandant MAGNANT. Ce gros jaloux, imbu de ses galons tout neufs, fut d'une extrême cruauté.  Lui, polytechnicien, fut placé sous les ordres d'un officier originaire de ST MAIXENT.

Cet homme voué à la solitude concède quelques paroles condescendantes à l’égard de son supérieur qui aurait du être son subalterne: « un brave type, instruction générale un peu limité par ses origines, mais droit, simple, bon esprit. Pas "futfut", en somme, mais discipliné comme on les aime quand ils sont sous nos ordres ».  

Ce brave type étant mon père, je le suis reconnaissant d’avoir remarqué ses qualités. Mais je ne peux  adhérer pour autant aux  propos diffamatoires et mensongers, des contre-vérités d’un homme qui avait pris la grosse tête et perdu le sens de la mesure. Ce qui, pour un polytechnicien,  est impardonnable et navrant pour l’image de son école qui lui a donné une bonne place à son musée.  

L’Assemblée générale réunie le 15 septembre 2012 a voté la résolution suivante. Ce n'est pas à nous, de nourrir un débat sur la place publique des ressentiments personnels du Commandant FFI MAGNAN en mal avec la hiérarchie.

René BRUGIE. 

 

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             Vivre la Résistance sur le terrain. "Commémoration du maquis Bir-Hakeim"

08.09.2012


L'Association Forty Four Memories communique:

"Le week-end des 8 et 9 septembre se tiendront les commémoration du maquis Bir Hakeim et Forty Four Memories sera bien évidemment présent, plutôt 2 fois qu'une puisque nous serons présent dès le 8 septembre selon le programme suivant :

Samedi 8 septembre:
- Rassemblement des participants à 15H00 sur la place du village de St Saturnin de Lucian (plan en pièce jointe).
- Convoi vers le rocher des 2 vierges (lieu historique du maquis) où nous monterons notre campement.
- Vers 17H00 le président de l'amicale du maquis accompagné d'anciens maquisards viendra nous raconter ce qui s'est passé sur ces lieux historiques sur lesquels nous nous trouverons.
- Repas en commun et veillée au coin du feu pour les membres Forty Four Memories.

Dimanche 9 septembre:
- Départ à 9H00 pour une série de commémorations officielles au Mas Rouge, à Canet, au Mémorial de Mourèze et à Clermont l'Hérault.

Si vous êtes libres, n'hésitez pas à venir voir notre campement le samedi 8 septembre !!!

Laurent BERTON


28/08 - ANIANE (Hérault) Evocation du passage des colonnes allemandes en août 44..


Description

En-tête

M. Jean BACCI, Président de l'Amicale Paul CLAIE évoque les circonstances de ce drame.(Photo Brugié)

23/08 - Hommage aux Résistants morts à la Pezade


La Dépêche du Midi publié le 23 août 2012

La pezade. Hommage aux 23 combattants du maquis Paul-Clé et à l'aviateur Richard Hoy. Préfet de l'Aveyron, parlementaires et élus ont déposé des gerbes au pied de la stèle érigée avec 24 croix blanches en bordure de l'A 75 Hier matin, à la limite entre l'Aveyron et l'Hérault, une foule nombreuse s'est retrouvée devant le mémorial de La Pezade pour honorer la mémoire de 24 combattants : 23 combattants de l'équipe de sabotage du maquis Paul-Clé et le lieutenant Richard Francis Hoy, pilote de l'US Air Force. Le 22 août 1944, ils ont péri sous les balles allemandes alors que la France se libérait de l'occupant. Depuis 68 ans, leurs actes de résistance sont rappelés. «Pour que chacun mesure le poids de notre liberté», a souligné Cécile Pozzo Di Borgo, préfet de l'Aveyron.

Après une cérémonie œcuménique, les autorités civiles et militaires, représentant de l'état, parlementaires, élus et anciens combattants, représentant de l'armée américaine… se sont recueillis à l'invitation de la mairie de Saint-Affrique devant la stèle et les 24 croix blanches dressées sur le plateau du Larzac en bordure de l'A 75.

«Ce combat fut le plus meurtrier de notre unité», a rappelé Jean Bacci, président de l'Amicale Paul-Clé et dernier survivant de cette équipe. Le 21 août 1944, ce groupe du maquis Paul-Clé sabote le goulot d'étranglement rocheux constitué par Le Pas-de-l'Escalette. Sur le chemin du retour, les maquisards s'arrêtent au Caylar pour se ravitailler.

Serait-ce dans l'exaltation de la Libération, ils poursuivent leur route en direction de Cornus et croisent un détachement allemand à La Pezade. Le groupe des 23 maquisards est totalement anéanti le 22 août. Le même soir, l'avion de reconnaissance du pilote américain Richard Francis Hoy est abattu dans le ciel au-dessus du Larzac.

«A La Pezade, ils étaient cette France libre et droite», a déclaré le sénateur-maire Alain Fauconnier. «Notre devoir est ici et maintenant de retrouver cet esprit de solidarité et de fraternité et de nous retrouver sur les valeurs essentielles de la République».

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08/05 RODEZ - "L’esprit de la Résistance souffle à nouveau"


Midi-Libre - LAURENT HORTES
09/05/2012, 10 h 15  
Oui décidément en cette année électorale, sous le regard de Cécile Pozzo di Borgo, préfet de l’Aveyron, la cérémonie du souvenir du 8 mai 1945 avait une importance bien particulière. (© D.R)

En ces temps où l’esprit de la Résistance connaît un net regain d’intérêt en France et en Europe, cette cérémonie du 8 mai 1945, dernière conflagration européenne et mondiale revêtait, hier, une symbolique particulière. Alors le chant des Partisans a eu une résonance inhabituelle devant le mémorial de la Résistance à Sainte-Radegonde.

Pleuvait-il ce 8 mai 1945, pour la première cérémonie en hommage aux Résistants qui furent fusillés quelques mois plus tôt, le 17 août 1944, juste avant le départ des troupes allemandes de Rodez ? Plus grand monde aujourd’hui ne peut en témoigner. Mais une chose est sûre, la mémoire de ces martyrs de la Résistance était bien présente hier matin.

Nulle prise de parole, nul discours n’est venu troubler le recueillement général. Juste un silence de mort quand la délégation d’élus est allée se recueillir devant la tranchée des fusillés.
Et puis il faut bien le dire, en ces périodes électorales on a vu prendre part aux cérémonies, comme chaque année, le maire de Rodez Christian Teyssèdre, le conseiller général Bernard Saules, le député de la circonscription Yves Censi. Mais également ses challengers socialiste Monique Herment-Bultel et PRG Stéphane Mazars.

Oui décidément en cette année électorale, sous le regard de Cécile Pozzo di Borgo, préfet de l’Aveyron, la cérémonie du souvenir du 8 mai 1945 avait une importance bien particulière.


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12/05 -La montée au maquis 2012


Le Comité du Souvenir Français de Clermont l'Hérault en partenariat avec les comités de Gignac, Lodève, Bédarieux, Saint Afrique, Millau organise « La montée aux maquis », le samedi 12 mai et le dimanche 13 mai prochain.
Les marcheurs sont en majorité des lycéens de René-Gosse et du Cep-d'Or de Clermont. Cependant, tous les marcheurs sont les bienvenus.Pour Clermont, le départ en car aura lieu à 8 heures de la gare des cars pour se rendre à Lodève.
A 11 h, rassemblement à l'entrée de Cornus. Des associations de soutien aux maquisards se joindront aux marcheurs pour un défilé dans Cornus.
Le samedi soir, tous les participants se réuniront autour d'un repas républicain. Un bal clôturera cette journée. Le dimanche matin, une cérémonie sera célébrée au mémorial de la Pezade.
Renseignement sur le programme et inscriptions auprès de Granier René au 04 67 96 15 63 ou auprès de Madame Alexandre au 04 67 58 27 22.

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Commentaires

20.02 | 18:20

Bonsoir, Mon Père Marc Petit a été un des rares soldats du 80 RI à ne pas être fait prisonnier dans l'Aisne en compagnie de l'aumônier du régiment. rens SVP

...
29.12 | 20:51

Bonsoir je voulais savoir si l'amicale du 80 RI est toujours actif ?
Le frère de mon arrière grand-père était au 80 Ri et mort le 12.06.1940 à Lans (89)...

...
07.10 | 13:29

Bonjour je suis le fils de MR GARCIA HYPPOLITO faisant parti de ce maquis . Sauvé grace a son anniversaire le 22 aout 1944 j'aimerais + de renseignements merci

...
29.08 | 00:31

Bravo pour cette oeuvre de mémoire; Claire Berton, nièce du sculpteur Louis Bancel, qui érigea le Monument aux Déportés de Buchenwald au Père Lachaise;

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