La Brigade devient Régiment...

La création d'une deuxième brigade à partir de la base de MONTPELLIER a échoué faute d'effectifs suffisants. Le Colonel de CHAMBRUN, toujours actif auprés du général ZELLER qui a pris les fonctions de commandant la 16ème région, réussi néanmoins a constitué un régiment à 3 bataillons qui portera le numéro 81ème R.I. C'est ce régiment qu'il va conduire lui-même au feu en Alsace le 25 décembre 1944 et qu'il commandera avec l'aide d'un officer d' active, le Lt.Colonel d'active BOUSQUET, perçu par la hiérarchie comme un véritable mentor.

La B.L.L, doit céder son organisation  FFI pour s'aligner sur la composition réglementaire d'un régiment à 3 bataillons. Depuis la dissolution de l'Armée d'armistice et l'entrée des cadres au maquis O.R.A.,il y a sureffectif de cadres qu'il faut écréter et remettre à la disposition du général commandant la 16 ème région. 

Le Colonel THOMAS cède le 21 février le commandement du régiment au Lt.Colonel BARBIER de l'armée d'afrique et reçoit une affectation au 3ème Bureau de l'armée où son expérience des maquis de la Hte.Lozère  pourra servir dans l'éventualité d'une résistance allemande.

Le Lt.Colonel BRUGIE cède le commandement du 1er bataillon au Commandant GOUDINOUX, son ancien compagnon du maquis ORA Aveyron, (chef du 1er Commando) et part en stage de perfectionnement à CASTRES.  A l'issue, il est réaffecté, sur sa demande, au commandement du 1er Bataillon le 13.04.1945, 10 jours avant le passage du Rhin.   De nombreux officiers d'active dont certains brevetés d'état-major (Capitaine BENEZIT) recevront une affectation appropriée. D'autres rejoignent leurs armes d'origine (Chef d'escadron COLLIERE, Capitaine VILLEROY). D'autres: médeçins, ingénieurs, avocats seront démobilisés et rejoindront leurs foyers.

Il n' y a "pas de lézards", pas de mystère, aucune humiliation ressentie parmi les officiers, seulement de la tristesse de quitter une unité avec laquelle ils ont combattu depuis le Languedoc et de laisser des camarades et des compatriotes (parfois des gamins) face au danger. Par contre une certaine rancoeur chez les S/Officiers, ancien maquisards, qui voient dans cette mesure, la réintégration des prisonniers de guerre dans les rangs de l'Armée.*  La guerre continue et l'essentiel à ce moment là est de la gagner avec des hommes qui doivent être à leur place.

* cette rancoeur s'exprimera plus tard en Autriche lorsque les prisonniers de guerre seront libérés (rectification apportée par le rédacteur le 27/03/2013).

Au 8 janvier 45, départ du Lt.Colonel BRUGIE, la composition du 1er Bataillon est la suivante:

- Chef de corps : Commandant GOUDINOUX
- Adjoint : Capitaine BAYZANG
- 1er Cie : Cne. DELMAS
- 2ème Cie : Cne. GUIGNETTE
- 3ème Cie : Cne. LACAILLE, puis Lt. VALENTY
- 4ème Cie : Lieutenant GRAVILLE
- CA  : Cne. DÜRLEMANN
- Cie de Cdt : Lt. BERTRAND           

Adieux du Colonel THOMAS, Cdt. la BLL devenu 80°R.I affecté au 3ème bureau de la 1ère Armée
Adieux du Lt.Colonel BRUGIE, Cdt le groupe de commandos, affecté en stage à CASTRES, réaffecté sur sa demande au commandement du 1er bataillon 10 jours avant le passage du RHIN.

Écrire un nouveau commentaire: (Cliquez ici)

123siteweb.fr
Caractères restants : 160
OK Envoi...
Voir tous les commentaires

Commentaires

20.02 | 18:20

Bonsoir, Mon Père Marc Petit a été un des rares soldats du 80 RI à ne pas être fait prisonnier dans l'Aisne en compagnie de l'aumônier du régiment. rens SVP

...
29.12 | 20:51

Bonsoir je voulais savoir si l'amicale du 80 RI est toujours actif ?
Le frère de mon arrière grand-père était au 80 Ri et mort le 12.06.1940 à Lans (89)...

...
07.10 | 13:29

Bonjour je suis le fils de MR GARCIA HYPPOLITO faisant parti de ce maquis . Sauvé grace a son anniversaire le 22 aout 1944 j'aimerais + de renseignements merci

...
29.08 | 00:31

Bravo pour cette oeuvre de mémoire; Claire Berton, nièce du sculpteur Louis Bancel, qui érigea le Monument aux Déportés de Buchenwald au Père Lachaise;

...
Vous aimez cette page